n°Fil ACTU
Retour|Imprimer| envoyer à un ami
Actualité Grève la FSPF répond à l'Uspo
Les dissensions syndicales se creusent : après la décision de l'Union syndicale des pharmaciens d'officine de ne pas diffuser de mot de grève de l'organisation des gardes suite à la réunion avec le ministère du 20 juillet, FSPF et UNPF montent au créneau pour dénoncer l'attentisme du syndicat. L'UNPF dénonce la "complaisance" de son homologue tandis que dans un communiqué, la FSPF s'interroge sur les "réelles motivations politiques [de l'Uspo, NDLR] " et sur sa "conception de la défense professionelle" et relance le mot d'ordre de grève tout en reconnaissant des "avancées" avec le gouvernement, le directeur de cabinet de la ministre Olivier Le Gall ayant accepté d'ouvrir des négociations à compter du 15 septembre prochain... En attendant, la grève continue.

■■■ L'intégralité du communiqué de la FSPF :

    Unité !

    Un syndicat minoritaire de pharmaciens d’officine vient d’appeler à l’arrêt de la grève des gardes et urgences. On peut s’interroger sur ses réelles motivations politiques et sur sa conception de la défense professionnelle. Le repli de ce syndicat ne remet toutefois pas en cause un mouvement qui n’a, dans les faits, jamais été relayé ni mis en œuvre dans les quelques départements qui lui sont agrégés.

    A l’échelon national, la grève est bel et bien suivie par une grande majorité de nos confrères ayant répondu à notre appel.

    Des avancées ont été constatées, comme en attestent les déclarations d’Olivier Le Gall, Directeur du Cabinet de Roselyne Bachelot, celui-ci acceptant de débattre de nos revendications. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’une réunion doit avoir lieu le 15 septembre prochain. D’ici cette date, le Ministère doit nous transmettre des propositions, basées à la fois sur les calculs réalisés par ses services, mais également sur nos propres études économiques. Dans l’immédiat, nous ne sommes pas assurés du résultat final des négociations.

    C’est pourquoi, quoiqu’il advienne, la FSPF ne renoncera pas à sa demande d’obtention de revalorisation de la marge officinale, élément fondamental à l’amélioration de l’économie de la pharmacie actuellement menacée d’asphyxie. Le mouvement doit continuer tant que des propositions significatives n’auront pas été validées. Ne cédez pas à la désinformation !

    A tous les pharmaciens de France, nous lançons aujourd’hui un appel à l’unité : rejoignez notre action de grève des gardes et urgences pour une juste rémunération des officines.

■■■ L'intégralité du communiqué de l'UNPF

L'UNPF contre les complaisances
27/07/2010

Alors que la situation économique de l’officine continue d’empirer en cette période estivale, l’USPO a décidé de se retirer du mouvement de grève des gardes.

Les motifs invoqués plus faux ou fallacieux les uns que les autres montrent de la part de ce syndicat une complaisance, vis-à-vis du gouvernement, contraire aux intérêts de tous les pharmaciens d’officine.

A l’inverse de ce syndicat, l’UNPF ne se contente pas d’une simple promesse de rencontre le 15 septembre 2010, sans engagement de réelles négociations sur la marge.

Contrairement à ce qui est dit, l’UNPF a fait des propositions concrètes depuis le mois de mars dernier.

L’UNPF s’oppose à la transformation de la marge en honoraire et à toute augmentation du forfait à la boîte, facteur de plus grande dégressivité et disparité entre officines.

L’UNPF refuse de demander d’une main ce qu’elle perdra de l’autre.

Par contre, elle a réclamé :

- une plus grande linéarité de notre marge avec une première tranche à 70 euros PFHT. Cette proposition permettrait également de résoudre le problème des grands conditionnements.

- une indemnisation des prestations complémentaires pour la délivrance des traitements de substitution des opiacés, la dispensation des traitements de suivi particulier et des médicaments d’exception…

Seule une telle restructuration pérenne de la marge élaborée en fonction du marché de demain, et non en fonction de futures élections professionnelles, permettra de consolider durablement notre économie, préserver le maillage officinal, et mettre en œuvre nos nouvelles missions.

L’UNPF défendra les intérêts de tous les pharmaciens, comme en 2000 lors de la révision de la MDL à 3 tranches et de la marge sur le générique, et s’opposera à ses détracteurs d’hier que l’on retrouve aujourd’hui aux côtés du gouvernement.

L’UNPF maintient son mot d’ordre de grève des gardes.

Claude Japhet, Président de l’UNPF
Image