n°1185 décembre 2006
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Actualité Vie syndicale Les pharmaciens des champs déchantent
2006 en Arles : l’Assemblée générale de l’APR s’est tenue dans un contexte économique morose. Compte-rendu.  
L’avertissement a le mérite d’être clair : « Avant, un tiers des pharmacies allaient bien, un tiers avaient des bilans juste équilibrés et un tiers étaient en déficit. Maintenant, seul un tiers s’en sortent, les autres sont dans le rouge », prévient Yves Trouillet, président de l’APR. Après un exercice 2005 satisfaisant, à l’instar de leurs autres confrères, les pharmaciens ruraux ont connu une année 2006 difficile. Traduction immédiate dans le sondage que l’association effectue tous les ans auprès de ses adhérents : 76 % des pharmaciens interrogés se déclarent pessimistes. Ils n’étaient que 53 % l’année dernière. Au premier rang des inquiétudes : la diminution de la marge et du CA, le risque de voir passer l’OTC en grandes surfaces, et enfin l’exode rural et son corollaire, la désertification médicale. L’Assemblée générale en Arles les 18 et 19 novembre dernier a également permis de mettre les choses au point sur de nombreux sujets, dont les indémodables : loi de répartition démogéographique et SEL, entre autres. Sur ce premier point, l’APR attire l’attention des confrères sur le risque de créations d’officines surnuméraires lorsque les résultats du recensement se feront connaître en 2008 et appelle à la constitution de commissions départementales pour statuer au cas par cas. Quant aux SEL, l’APR soutient les propositions de l’Ordre. A savoir, trois officines par SEL et limitation de la participation d’un pharmacien à deux SEL, pour éviter la formation de chaines et préserver l’indépendance du titulaire vis-à-vis des capitaux.

Véto : enfin la délivrance ?


Et puisque l’AG était à Arles, il fallait bien une Arlésienne : c’est le décret prescription/délivrance pour les médicaments vétérinaires que la profession attend depuis des années qui tient encore ce rôle. Plus pour longtemps, normalement. Sa parution semble plus proche que jamais. Le texte permettra enfin de combler un vide juridique béant depuis trop longtemps. Après avoir suivi le circuit de relecture interministériel, le texte est remonté au Conseil d’Etat. « On ne peut pas imaginer qu’il va le retoquer, le maillage sanitaire a besoin de ce texte », affirme Vincent Ramon, vice-président en charge des Affaires vétérinaires. Prochaine étape : le Journal Officiel, enfin. Dernier enjeu de taille pour l’année 2007 : la redéfinition des conventions entre Ehpad et officines que prévoit le PLFSS. Les pharmaciens ruraux suivront de près ce dossier crucial pour leur économie. En attendant la prochaine AG, qui, une fois n’est pas coutume, se déroulera à Paris.

Laurent Simon
Photo Miguel Medina
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