n°1207
fevrier 2009
Santé
EN BREF
Cancer, la vaccination, seul espoir
Un taux de mortalité très élevé – près de 75 % ! – fait du cancer de l’ovaire le plus grave des cancers gynécologiques. Environ 4 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Si ce cancer est peu fréquent, il a toutefois un très mauvais pronostic puisque 3 500 femmes en meurent chaque année. Sa prise en charge, lourde d’effets secondaires, associe classiquement chirurgie et chimiothérapie (carboplatine et paclitaxel en perfusion). A la suite de cette thérapeutique, de 75 % à 85 % des patientes de stade précoce ne rechuteront pas après un suivi de cinq ans. Celles qui souffrent d’un stade tardif seront mises en rémission complète dans 80 % des cas, mais 75 % d’entre elles rechuteront en moyenne au bout de 16 à 18 mois. Tous les essais réalisés avec les traitements traditionnels afin d’améliorer le taux de rechute se sont soldés par des échecs. Il fallait donc chercher ailleurs. D’autres options sont aujourd’hui envisagées telle l’approche immunothérapeutique, au travers de Mimosa(1). Lancée en 2006 par le groupe A. Menarini, cette étude de grande envergure est menée avec l’abagovomab, un vaccin qui stimule le système immunitaire dans le but de sélectionner et détruire les cellules tumorales. L’objectif principal est d’évaluer la survie à long terme sans récidive des patientes traitées. Les premiers résultats sont attendus pour début 2011. Croisons les doigts.
Claire Grévot
Photo DR
(1) Monoclonal antibody Immunotherapy for Malignancies of the Ovary by Subcutaneous Abagovomab : étude de phase III, internationale, multicentrique, randomisée, en double aveugle contre placebo. 