n°1207 fevrier 2009
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Santé Orthopédie Des renforts pour le dos et les jambes
Les ceintures lombaires dominent largement le marché des orthèses, suivies par les genouillères et les chevillières, particulièrement d’actualité en période de sports d’hiver. Etat des lieux.
Fini, les plâtres et autres corsets de torture ! Les orthèses sont désormais faciles à porter et à enlever. Conçues pour compenser l’insuffisance d’un organe locomoteur, elles ont une action antalgique et favorisent le retour à la mobilité. Des orthèses, il en existe pour toutes les articulations et de nombreux fournisseurs se partagent le marché. « Nous avons encore la liberté de les sélectionner et de les conseiller, en fonction de l’ordonnance et de la morphologie du patient », se félicite Laurence Boronad, pharmacienne titulaire d’un DU d’orthèses et prothèses externes. « Nous essayons de proposer des produits efficaces et abordables. » Au palmarès des prescriptions : les ceintures lombaires, suivies des orthèses pour les genoux et les chevilles.

Les orthèses lombaires

Mal de dos, mal du siècle. Que dire à une personne qui se plaint de lombalgies à l’officine ? «Il faut poser un minimum de questions, ne pas passer à côté de l’ostéoporose, diriger vers les radios de contrôle », conseille Laurence Boronad. C’est l’importance de la pathologie rachidienne qui détermine le type d’orthèses (en série ou sur mesure, souple ou rigide) à prescrire, et non le niveau de douleur. Elles soutiennent, maintiennent ou immobilisent. De fait, la principale indication de la ceinture lombaire reste la lombalgie commune, ainsi que les lombo-radiculalgies – douleurs lombaires avec sciatique ou cruralgie. Elle est également prescrite en prévention chez les personnes à risque ou lors de trajets en voiture. Il existe aussi des ceintures thermiques (non remboursées), à conseiller en cas de douleurs ou pour l’entraînement sportif ou le travail par temps froid.

Les orthèses du genou et de la cheville


Le ski alpin est une cause majeure d’entorses du genou. A l’officine, la première précaution consiste à immobiliser l’articulation avec une orthèse cruro-jambière standard. Une fois le diagnostic affiné, l’instauration d’orthèses articulées sera un élément thérapeutique. Il y a plus de 70 fabricants d’orthèses agréés en France. Les leaders : Gibaud, Thuasne, Cooper, Hartmann, Semes... De la genouillère élastique de contention, qui assure un maintien léger de l’articulation, à l’attelle de Zimmer qui immobilise le genou, en passant par la genouillère ligamentaire (avec ou sans renforts latéraux), à la genouillère rotulienne (avec ou sans renforts), il y en a pour tous les degrés de la pathologie du genou. De son côté, la cheville a bénéficié de l’amélioration des chaussures de ski et des systèmes de fixation : le nombre de traumatismes a diminué. Face à une entorse, après les soins locaux de compression et de glaçage, les moyens se résument à une contention de la cheville et du pied et à un soulagement du poids du corps par l’usage de cannes anglaises. Le traitement ultérieur résultera du diagnostic, affiné par l’examen clinique. Pour une entorse bénigne : des chevillières de maintien élastique. Pour une entorse de gravité moyenne ou sévère : des contentions semi-rigides à sangles. Et ce, jusqu’aux orthèses stabilisatrices de cheville qui bloquent les mouvements de latéralité. A noter : il existe une orthèse pour les tendinites du talon d’Achille. En association, le pharmacien peut conseiller, avec les antalgiques et anti-inflammatoires habituels, des produits d’aromathérapie, des huiles ou crèmes de massage, de l’homéopathie... Selon ses convictions ou inclinations.

Jacqueline Machu
Photo Miguel Medina
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5 Conseils pratiques
■  Faire respecter le temps de port et les modalités de « sevrage », lorsque le recours à l’orthèse devient superflu.
 ■ Inciter à se mobiliser rapidement en cas de mal de dos ; la ceinture aide à la reprise d’une activité.  ■ En cas de pathologie des membres inférieurs, surélever les jambes au repos. 
■ Conseiller de revenir à la pharmacie si l’orthèse fait mal : c’est qu’elle est mal adaptée.
 ■ Laver l’orthèse à la main avec de l’eau et du savon, sécher à plat.