n°1206 janvier 2009
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Actualité Formation Un préparateur, pour quoi faire ?
Projet de refonte du brevet professionnel, redéfinition des missions des préparateurs... Pour les partenaires sociaux, il est grand temps d’actualiser la formation et de rendre les préparateurs plus autonomes. Pas si simple.
La refonte du diplôme de préparateur finira-t-elle par avoir lieu ? Si les partenaires sociaux se montrent confiants, une chose est sûre : ce chantier est une véritable usine à gaz, car «il faut actionner tous les leviers en même temps », comme le résume Christian Blanc, en charge de la formation professionnelle à la Fédération. Et pourtant, le dossier avance, doucement mais sûrement. Le 29 juillet dernier, Muriel Dahan, conseillère médicament de Roselyne Bachelot, recevait une délégation de la Commission paritaire nationale de l’emploi (CPNE) de la pharmacie d’officine. Objet de la réunion : l’évolution du métier de préparateur et la remise à plat du brevet professionnel (BP) y préparant. Cette requête s’appuie sur un constat difficilement contestable : les activités professionnelles définies dans le référentiel de 1997 sont inadaptées à la réalité du métier. Du coup, l’activité des préparateurs recoupe souvent celle des adjoints. Et pour cause : les préparations se font de plus en plus rares et le quotidien des préparateurs se résume essentiellement à l’accueil du patient, à la délivrance et au conseil associé sous le « contrôle effectif » d’un pharmacien... en théorie. Pour officialiser une pratique officieuse, la CPNE demande que le terme « contrôle effectif » soit retiré du Code de la santé publique. Si elle n’y est pas opposée, Muriel Dahan a rappelé que le texte actuel s’applique autant à l’officine qu’à l’hôpital et que tout changement nécessite de consulter les représentants des pharmaciens et préparateurs hospitaliers.

Quadrature du cercle


Une remise à plat du référentiel des activités professionnelles serait donc envisageable. Par contre, la conseillère technique n’envisage pas un passage du diplôme au niveau licence, comme le souhaiterait par ailleurs la CPNE. Qu’importe. Une première étape a été franchie et une souscommission de la CPNE Redéfinir le rôle du préparateur implique d’abord de redéfinir celui du pharmacien  se réunira courant janvier pour mettre à plat les évolutions nécessaires. Une fois les prérogatives du préparateur recadrées, il sera alors possible de remanier la formation et le diplôme en conséquence. «Redéfinir le rôle du préparateur implique d’abord de redéfinir le rôle du pharmacien, en tenant compte de ses nouvelles missions », insiste Christian Blanc. Il va falloir s’armer de patience : malgré une volonté commune de réviser le BP, la branche affiche encore des divergences quant aux modifications à apporter. La perspective de remettre en cause la notion de contrôle effectif ne fait pas l’unanimité au sein de la profession. Autre problème soulevé : celui des salaires. Car qui dit niveau réévalué dit augmentation de la rémunération... et donc de celle des adjoints, par ricochet. «Je suis confiant, mais il faudra du temps, le temps que les attentes des uns et des autres s’accordent, pronostique Christian Blanc. Les décisions ne peuvent être unilatérales. » Une fois le référentiel métier rédigé, un référentiel de formation pourra y être adossé. « Il manque actuellement une formation sur l’orthopédie, le MAD, le conseil, la communication, le diabète, l’asthme et sur des pathologies plus complexes... », constate Philippe Denry, représentant la Fédération à la CPNE. «Si on veut conserver un vivier de préparateurs, il faut leur proposer des études et des débouchés attractifs, au risque de les voir privilégier d’autres branches. » Et faire en sorte que le BP ne soit plus une voie de garage, qui dénote singulièrement à l’heure où le dispositif LMD se généralise.

Fanny Rey
Photo Miguel Medina

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Un CFA flambant neuf en Gironde
Le CFA Hygie Formations a fait peau neuve à la rentrée 2008, quittant le centre de Bordeaux pour sa périphérie, à Lormont. Plus de 500 apprentis s’y forment aux métiers de préparateur en pharmacie. « L’évolution de l’exercice officinal s’accélère, souligne Claire Leroux, présidente du CFA. La formation des préparateurs prend toute son importance pour relever les défis auxquels la profession va être confrontée. »