n°1182
juillet-aout 2006
Actualité
Edito
Des acteurs efficients
La mise en circulation des vignettes oranges à taux de remboursement de 15 % a suscité bien des tracas (pour employer un euphémisme) et rejets dans les facturations effectuées par les pharmaciens. Dans bien des cas, en l’absence de modification du taux de prise en charge sur les cartes de complémentaires, le pharmacien est dans l’impossibilité d’appliquer le taux de 15 %, risquant par là même le rejet de sa feuille de soins électronique (on ne peut à ce titre que déplorer la lenteur de réponse de certaines complémentaires face aux demandes réitérées de la FSPF). Cette situation est inacceptable compte tenu des moyens techniques dont nous disposons. Ainsi, l’utilisation de la carte Vitale par le régime obligatoire automatise la saisie des données administratives et de remboursement, et il est légitime que le régime complémentaire nous offre aujourd’hui l’équivalent. C’est ainsi qu’à l’occasion des 20 ans de Santé-Pharma, le président de la Fédération Pierre Leportier a rappelé que la FFSA (représentant les sociétés d’assurance) avait obtenu l’autorisation d’expérimenter la carte Duo. De quoi s’agit-il ? D’une carte à microprocesseurs utilisant des procédures équivalentes à Sesam-Vitale. Ce que la Fédération demande en réalité pour l’exercice quotidien, c’est tout simplement de passer de la garantie de paiement, ce qui est acquis, à la garantie de règlement qui nous évitera les rejets et recyclages. Une avancée non négligeable, mais parfaitement légitime, qui devrait pour de bon simplifier l’exercice du pharmacien.
■
L’été est enfin là, et les projets de vacances que certains d’entre nous ont la chance de former ne sauraient nous détourner de notre objectif commun. Dans le cadre de l’accord sur l’objectif de substitution de 70 % qu’il convient d’atteindre pour la fin de l’année, rappelons ici que la pravastatine, qui constitue la plus importante entrée dans le répertoire des génériques pour cette année, arrivera dans les officines le 11 août. C’est à dire en pleine torpeur estivale. Or, chaque semaine compte, et la commission paritaire nationale de suivi des génériques, qui s’est réunie le 21 juin, s’en est inquiété en faisant observer que la progression du taux de substitution a stagné d’avril à mai. Cela est d’autant plus préoccupant que le périmètre du répertoire sera réévalué cet été afin intégrer les nouveaux groupes qui ont été lancés sur le marché durant le premier semestre, avec pour corollaire de diminuer ipso facto le taux de substitution. Dans ce contexte, il est clair que nous ne pouvons rater la moindre occasion de poursuivre la nouvelle impulsion que nous avons su donner à la substitution. Histoire de prouver – s’il en était encore besoin – que le pharmacien est bel et bien un acteur efficient et engagé de la chaîne des soins.
Bonnes vacances à tous,
Philippe Berthelot
Directeur de la rédaction
Photo Miguel Medina