n°1212 juillet-aout 2009
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Actualité OTC Les centrales d’achat sont nées
C’est un élément important de la fameuse mesure sur le libre accès qui prend forme. Soutenues dès le départ par Roselyne Bachelot pour promouvoir « sa » réforme, le décret sur les centrales d’achat est enfin publié au JO, après presque un an de négociations à rebondissements. Et si la FSPF se déclare satisfaite de la rédaction du texte, on ne peut pas en dire autant du Collectif des groupements, qui voit en elles « des structures totalement inutiles » et redondantes avec... les groupements, évidemment. Et même in fine une porte entrouverte à la grande distribution dans le secteur pharmaceutique. Quels sont les produits concernés ? Pour faire vite, tout ce qui n’est pas sur ordonnance : la para, la diététique, les compléments alimentaires et les spécialités à prescription médicale facultative. L’idée essentielle étant de redonner la main au pharmacien « de base » dans sa politique d’achat. Dans les faits, ce ne sont non pas une mais deux nouvelles structures qui sont crées. Première d’entre elles, les sociétés de regroupements à l’achat (SRA) peuvent être montées par plusieurs pharmaciens qui voudraient mutualiser leurs achats en dehors des sentiers battus.

OTC à moindre coût

Attention : dépourvue de pharmacien responsable, la SRA ne stocke ni ne distribue les produits qu’elle achète, elle mandate pour ce faire un établissement pharmaceutique qui peut être – c’est la grande nouveauté – une de ces fameuses centrales d’achat. Ou plus classiquement un grossiste-répartiteur ou un dépositaire. Le décret permet à ces centrales « l’achat et le stockage de médicaments à l’exception des médicaments remboursables par les régimes obligatoires d’assurance maladie, en vue de leur distribution en gros et en l’état. » Le but avoué est de pouvoir lisser entre tous les pharmaciens groupés ou non groupés les conditions d’achat de l’OTC ou de la parapharmacie. Ces structures « light » permettront certainement, si les pharmaciens s’en emparent, de bénéficier de prix avantageux au fil de l’eau, même pour de petites quantités. Nous y reviendrons plus largement dans le prochain Pharmacien de France.

Laurent Simon
Photo Miguel Medina
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