n°1181 juin 2006
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Actualité Edito L'hommage du ministre
Si la renommée d’une manifestation professionnelle devait se mesurer à l’aune des déclarations des personnalités invitées, le 59ème Congrès des pharmaciens de France, qui s’est tenu du 20 au 22 mai à Albi, se poserait aisément comme l’événement pharmaceutique majeur de l’année. Plusieurs centaines de pharmaciens en étaient persuadés, puisqu’ils sont venus participer aux nombreuses tables rondes organisées à leur intention par la FSPF, l’APR et l’Utip. Ils avaient également fait le déplacement pour écouter Xavier Bertrand répondre aux questions d’actualité de Pierre Leportier, Yves Trouillet et Philippe Gaertner. En préambule, le ministre de la Santé a reconnu avoir procédé à une « erreur de diagnostic » vis-à-vis de son projet d’application d’un TFR généralisé sur le médicament générique. « Vous m’avez démontré qu’il y avait une autre voie [...] Nous avons eu raison de vous faire confiance. » Bel hommage rendu à notre profession, à nos négociateurs, et un espoir que le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale soit plus en accord avec les attentes de la pharmacie d’officine. Ce qui n’a pas empêché les responsables de l’économie à la Fédération de tirer le signal d’alarme en rappelant aux congressistes que si les objectifs de mi-parcours (juin 2006) sont d’ores et déjà dépassés, la partie n’est pas encore gagnée, certaines des vingt molécules de référence étant peu substituées et la mise sur le marché de la pravastatine étant retardée. Xavier Bertrand a annoncé avoir signé le 17 mai l’arrêté d’approbation de la convention pharmaceutique nationale. Il ne reste plus qu’à attendre sa parution au Journal officiel, qui devrait a priori avoir lieu dans les prochaines semaines. La formation pharmaceutique continue, quant à elle, semble bien sur les rails, et même si aucune date n’est avancée, la création d’un Conseil national de la formation pharmaceutique continue est prévue pour le mois de juillet. Ces avancées, qui révèlent la densité des échanges avec notre ministre de tutelle, tendent à prouver que la négociation est un art difficile et que seule une défense syndicale bien structurée est à même de garantir les acquis de notre profession.

Philippe Berthelot
Directeur de la rédaction

Photo Miguel Medina
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