n°1201
juin 2008
Actualité
Evénement
Le Congrès se pose en Normandie
Les 11 et 12 octobre prochains, Deauville accueillera sur ses célèbres planches la 61e édition du Congrès national des pharmaciens. Commentaires recueillis auprès des responsables des syndicats de la région d’accueil.
Dans quelques mois, Deauville sera placée sous les feux des projecteurs puisque la ville accueillera le prochain Congrès national des pharmaciens. Deauville avec, bien sûr, derrière elle, toute la région Normandie représentée par ses élus syndicaux, le président de la Fédération des syndicats de Normandie et les présidents départementaux, à qui sera donnée l’occasion de montrer leur investissement syndical dans le cadre du Congrès. Pour André Geara, président de la région mais aussi du département du Calvados, le Congrès des pharmaciens revêt une importance toute particulière dans le contexte actuel : « Ce Congrès tombe très bien puisqu’il intervient dans un moment de pleine effervescence pour la profession. Ce sera le moment d’aborder tous les problèmes dont on parle actuellement et d’essayer de trouver des solutions. Ce sera aussi l’occasion de porter haut et fort le nom de la Fédération dans tous ces dossiers. Si le Congrès s’inscrit sur un plan national, il faut insister sur le fait qu’il trouve des échos au niveau régional et départemental, les décisions nationales ayant des retombées locales immédiates puisque nous appliquons strictement les décisions de la Fédération. Chaque pharmacien doit donc se sentir concerné et prêt à se mobiliser ». Sur un autre plan, plus léger celuilà, « cette manifestation permettra de faire connaître notre département et de montrer la qualité de réception et la beauté de Deauville aux congressistes », souligne André Geara.
Officine à venir
Se retrouver autour de thèmes mobilisateurs, « abordant les vrais problèmes de la profession, proposant une modélisation de l’exercice de demain, afin de pouvoir répondre aux attentes des pharmaciens », comme le souligne Claude Baroukh, président du département de l’Orne, tels sont les souhaits des responsables syndicaux lorsqu’on aborde avec eux les missions du Congrès national et l’intérêt qu’il revêt pour la profession. « Un Congrès tel que celuici doit aborder l’officine à l’horizon des deux-trois ans à venir, avec les bouleversements à en attendre, en faisant intervenir des personnes de qualité pour éclairer les pharmaciens sans éluder les problèmes qui fâchent, des intervenants de divers horizons pour recueillir des opinions différentes », précise encore le président de l’Orne, également responsable de la prospective au sein du Bureau national de la FSPF. « Le monopole, la répartition démo-géographique, la propriété et l’exercice personnel – les trois fondamentaux qui cimentent la profession et auxquels les pharmaciens sont très attachés – seront, je le souhaite, à l’ordre du jour du Congrès. C’est important pour ne pas lâcher prise, continuer à se mobiliser, trouver une ligne de défense », ajoute André Geara. Tous les élus en sont convaincus : pour faire face de manière optimale aux attaques, aux difficultés et aux incertitudes qui planent sur la profession, il est capital de démontrer sa force, son unité, sa capacité de réaction. Et le Congrès est un bon moyen de le faire et de véhiculer le message. « Nous devons donner un effet de masse, montrer que nous sommes présents, toujours motivés, et faire ainsi comprendre aux pouvoirs publics que nous ne nous laisserons pas manipuler impunément », lance André Geara. Quant à l’unité de la profession, qui, comme le note le président régional, « a été mise à mal, depuis un certain moment, par la multiplicité des syndicats, ce qui nous a beaucoup affaiblis », c’est un point essentiel qu’il convient de mettre, coûte que coûte, en avant. Pour Bernard Seillier, président du département de la Manche, c’est une évidence : le Congrès national doit être l’occasion de réamorcer et manifester cette unité : «Dans notre département, nous sommes restés, jusqu’à présent, relativement unifiés, mais il n’en est pas de même partout. Le manque d’unité, l’empilement de différentes institutions, c’est le gros problème de notre profession. Au Congrès de démontrer que l’union fait la force ».
Mise en valeur
Selon François Lemarignier, président du département de Seine-Maritime, il importe de faire par ailleurs de cette manifestation annuelle un lieu de mise en valeur de la profession. « J’attends du Congrès qu’il soit une véritable démonstration de la valeur ajoutée qu’apporte le pharmacien. Il doit permettre de rappeler et mettre en avant les qualités qui définissent notre métier : proximité, disponibilité, professionnalisme. » Un message qu’il s’avère indispensable de faire passer hors les murs du Congrès. « Le Congrès national doit s’ouvrir, se tourner vers le grand public afin de mieux faire connaître notre métier, montrer notre professionnalisme, au travers de la formation, etc. Il doit avoir un fort impact médiatique pour que tous se rendent compte que nous occupons le terrain, que nous sommes des incontournables », insiste François Lemarignier. Tout comme son confrère de Seine-Maritime, le président de l’Eure, Hervé Canton, est convaincu de l’importance de la médiatisation de la manifestation. « Il faut que le Congrès se positionne comme un moyen de communiquer vers l’extérieur. Même si le grand public est conscient du rôle important que joue le pharmacien auprès de la population, il faut, encore et toujours, en parler, insister ». Si le Congrès offre la possibilité de fédérer tous les pharmaciens autour d’une même optique du métier, de resserrer les rangs, il permet aussi, tout simplement, « de rencontrer des confrères de tous horizons, exerçant dans des cadres différents, de confronter les problématiques qui se posent dans l’exercice du métier, de réfléchir et trouver ensemble des solutions. Travailler ensemble pour faire avancer la profession, c’est très enrichissant et extrêmement motivant, indique Hervé Canton. Grâce à la mobilisation de tous, réunis autour de débats de fonds et de qualité, nous souhaitons pouvoir, à Deauville, reconduire et pérenniser la réussite du Congrès de Saint-Malo. J’appelle donc de tous mes voeux tous les pharmaciens à se réserver ce week-end des 11 et 12 octobre prochains, qui alliera travail et convivialité », conclut André Géara.
Claire Grevot
INTERVIEW
« Venez tous nous rejoindre ! »
Philippe Pignard, président du Congrès national des pharmaciens
Pourquoi avoir choisi Deauville pour implanter la 61e édition du Congrès ?
Proche de la région parisienne, située à mi-chemin entre les régions Ouest et Est, dotée d’excellentes infrastructures d’accueil, Deauville possède tous les atouts pour accueillir une manifestation de qualité et de grande envergure. Une manifestation telle que le Congrès national des pharmaciens. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi cette ville pour y implanter, les 11 et 12 octobre prochains, la 61e édition de notre Congrès annuel. Organiser le Congrès des pharmaciens à Deauville, c’est aussi, pour nous, l’occasion et le plaisir de travailler en étroite collaboration avec des présidents de départements dynamiques, André Géara, président du Calvados et de la région Normandie, en tête.
Quelles seront les principales orientations ?
Notre objectif, pour cette nouvelle édition, est de parfaire le changement de formule amorcé, avec le succès que l’on sait, lors du dernier Congrès de Saint-Malo, en continuant à s’ouvrir au plus grand nombre, à rassembler pour travailler ensemble, à permettre les débats, les échanges, les prises de décisions. Plus concrètement, le Congrès proposera des tables rondes sur les sujets d’actualité et les points « brûlants » du moment, avec la participation d’intervenants extérieurs, responsables ministériels, parlementaires, experts français et européens, etc. Au sein d’ateliers thématiques, tous les pharmaciens seront par ailleurs amenés à s’exprimer sur l’évolution de la profession, affirmer leurs attentes, confronter leurs analyses. En définissant ensemble des propositions et en validant les revendications, ils auront ainsi la possibilité d’orienter leur avenir professionnel en donnant un mandat fort à leurs représentants. Le Congrès sera d’autre part l’occasion de mettre en avant nos confrères qui s’engagent dans la représentativité et la promotion de notre profession. Autre mission : favoriser les échanges avec ceux de nos partenaires qui partagent nos valeurs.
Quels sont vos souhaits pour l’édition 2008 ?
Le Congrès de Saint-Malo a accueilli, l’an passé, près d’un millier de participants. Pour l’édition 2008, nous espérons une démonstration encore plus importante de la mobilisation des pharmaciens et, plus largement, de tous ceux qui sont attachés aux missions de la pharmacie d’officine. Parce que le Congrès est l’unique endroit où chacun peut participer à la construction des évolutions nécessaires de notre profession, venez tous nous rejoindre à Deauville en octobre prochain !