n°1190 mai 2007
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Santé Prévention Attention aux apnées !
Le dépistage du syndrome d’apnées nocturnes, diagnostiqué dans seulement 10 à 20 % des cas, est au cœur du programme Génération sommeil. Les pharmaciens vont être sollicités.
«Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) provoque une vraie altération de la qualité de vie et augmente la mortalité de quatre fois », a souligné le Pr. Patrick Lévy, de l’Institut du sommeil et de la vigilance, lors de la présentation à la presse du programme Génération sommeil. Soit en raison d’accidents liés à la somnolence diurne, soit en raison de maux plus insidieux comme l’hypertension artérielle ou les accidents cardio-vasculaires. Ces derniers étant toujours corrélés à d’autres facteurs tels que l’obésité, la consommation de tabac, d’alcool ou le diabète. Cependant, le SAOS n’est diagnostiqué que dans 10 % à 20 % des cas. Génération sommeil est un programme de formation pour les médecins généralistes, destiné à améliorer le dépistage. Deux mille mallettes contenant un livret, des tests, des posters et autres documents pour le public leur sont distribuées. « Il faut passer à la vitesse supérieure, insiste le Pr. Bruno Housset, président de la Société de pneumologie de langue française, faire un état des lieux, structurer l’offre et travailler en réseau. »

Dépistons !

En attendant, il existe un outil simple pour le déceler, le test d’Epworth (voir encadré) auquel Il faut avoir le plus souvent possible recours. C’est en tout cas le voeu de Jean-Claude Roussel, président de la Fédération des associations de malades souffrant d'insuffisances ou de handicaps respiratoires (FFAAIR) qui compte 15 000 personnes. Pour lui, l’officine est un centre d’alerte – souvent les épouses s’y plaignent d’un mari ronfleur – et d’observance. « Le pharmacien peut favoriser l’éducation thérapeutique, en aidant le patient et son conjoint à accepter l’appareil de pression positive continue, qui est le traitement de référence », remarque-t-il. La FFAAIR est à la recherche de financements pour mettre au point un livret, contenant le test, destiné aux pharmaciens. « C'est dans l’officine qu'on peut faire du bon travail », affirme avec force Jean-Claude Roussel. Encore un service qui mériterait rémunération.

Jacqueline Machu
Photo DR


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Test de somnolence d’Epworth
Ce test permet d’évaluer si le degré et la fréquence des périodes de somnolence diurne, conséquence d'un sommeil fractionné, nécessitent une prise en charge médicale. Notez, de 0 à 3, vos probabilités d'assoupissement ou d'endormissement dans les conditions suivantes :
* Chances de s’assoupir 0 : pas de risque 1 : petite chance 2 : chance moyenne 3 : grande chance
* Situations
• Assis en lisant
• En regardant la télévision
• Assis inactif en public (ex : théâtre, réunion)
• Passager en voiture pendant une heure, sans arrêt
• Allongé après le repas de midi • Assis, en parlant avec quelqu'un
• Assis, après un bon repas sans alcool
• Au volant, après quelques minutes d'arrêt lors d'un embouteillage A partir de 10 points, il est conseillé d’aller voir son médecin.