n°1198
mars 2008
Actualité
Économie
C’est du lourd !
Ils colonisent peu à peu les stocks des officines, au grand dam des officinaux. Les grands conditionnements, revue de détail.
Ils prennent une place folle, et leur utilité en termes d’observance thérapeutique est loin d’être démontrée, hormis, peut-être, pour les patients en monothérapie. « Ils », ce sont les conditionnements trimestriels. Portées en 2005 sur les fonts baptismaux, ils mettent à mal une économie officinale déjà fragilisée, avec un rendement unitaire, pour le pharmacien, infiniment moins favorable que pour la délivrance de traitements mensuels. « D’autant, soulignait Philippe Gaertner, président de la FSPF, lors de ses voeux à la presse, que les franchises vont favoriser les grands conditionnements car le patient préférera naturellement avoir à s’acquitter d’une seule franchise plutôt que de trois ! ». Et de déplorer que l’effort de guerre ne soit supporté que par les pharmaciens : « Sur ce dossier, à l’exemple de ce qui se passe dans les Dom avec les baisses de prix, toute l’économie repose sur le dispensateur ». La FSPF estime à 270 millions la perte de marge potentielle fin 2007. Pour le réseau officinal, le plat est un peu lourd à digérer.
Laurent Gainza