n°1208 mars 2009
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Actualité Régions En Seine-Maritime, les pharmaciens s’engagent
Les officinaux du département s’associent au Conseil général pour assurer la gratuité des vaccins contre le cancer du col de l’utérus.

Un vaccin HPV accessible à chaque patiente en âge d’être traitée, quelle que soit sa couverture santé et quelles que soient ses ressources. Voilà le pari relevé conjointement par le Conseil général de la Seine-Maritime et par les pharmaciens du département. « La prévalence du cancer du col de l’utérus dans notre département est de 15 points supérieure à la moyenne nationale », justifie Didier Marie, le président (PS) du Conseil régional. Le département, qui apportait déjà son soutien au dépistage organisé du cancer du sein et du cancer colorectal, a décidé d’assurer un égal accès à la vaccination contre le papillomavirus, en prenant en charge le coût résiduel du traitement pour les patientes ne disposant pas de complémentaire santé. Une somme rondelette, comprise entre 117 et 142 euros, selon le vaccin prescrit.

Des milliers de femmes bénéficiaires

Responsables de la dispensation, les pharmaciens étaient tout désignés pour s’associer à l’opération. « Les représentants du département sont venus au devant du Conseil régional de l’Ordre, qui nous a immédiatement impliqués », explique François Lemarignier, président du Syndicat des pharmaciens de Seine- Maritime. La volonté politique était forte, l’adhésion des pharmaciens ne l’était pas moins : « C’était une opportunité qu’il fallait saisir, et nous avons voulu aller au plus simple dans les modalités du partenariat », complète l’élu syndical. Le président du Conseil général parle quant à lui de « juste compréhension des professionnels de santé » et se félicite d’un partenariat mené « en bonne intelligence ». Près de 48 000 jeunes femmes seront concernées pour la 1ère année et 10 000 les années suivantes. Parmi elles, un maximum de 13 % ne possèderait pas de complémentaire santé, ce qui ferait porter l’action sur 6 200 jeunes femmes dès 2009 et 1 300 les années suivantes. A la clé, de nombreux cas de cancers évités, et un bel exemple de coopération entre une collectivité locale et des professionnels de santé.

Laurent Gainza
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Signature de la convention d’aide à la vaccination contre le papillomavirus le 2 février dernier à l’Hôtel du département à Rouen.


En pratique
Le pharmacien établit une facture subrogatoire et avance la part non couverte aux bénéficiaires du dispositif. Il adresse par la suite au Conseil général un document établi à partir des photocopies des factures récapitulatives basées sur les duplicata transmis à l’Assurance maladie. Le règlement au pharmacien sera effectué par mandat administratif dans les 45 jours maximum à compter de la date de réception de l’ensemble des justificatifs.