n°1208 mars 2009
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Actualité Sinistres Tempête, en attendant la prochaine
1999 et maintenant 2008, la côte Atlantique et le Sud-Ouest essuient régulièrement des « grains ». Certains pharmaciens ont décidé de prendre les devants.
Klaus a frappé dans la journée du 24 janvier dernier : des vents de 183 km/h ont été relevés à Perpignan, 122 km/h à Toulouse… Du jamais vu depuis 1999 : près d’1,7 millions de foyers ont été privés d’électricité. Dans le tumulte, les pharmaciens ont avant tout cherché à assurer leur mission malgré les coupures de courant et les dégâts causés à leur officine. « Ma porte automatique était flinguée à cause d’un problème de surtension et un tilleul de 15 tonnes a atterri à quelques centimètres de ma vitrine », commente Jean-Philippe Piat, titulaire à Villandraut. Heureusement plus de peur que de mal dans la majorité des cas. La MADP(1), qui assure près de 4 000 officines sur le territoire, a recensé 110 dossiers déposés suite au passage de Klaus, qui représentent en tout, selon une évaluation provisoire, 200 000 euros de travaux. La Gironde a été le département le plus touché par les vents violents.

Un groupe électrogène salvateur

En ce qui concerne les sinistres, rien de majeur : la majorité concerne des « bris de croix » ou d’enseignes ou de matériel. Le reste provient de la perte des stocks de médicaments maintenus au réfrigérateur. La plupart du temps, les officines ont vite rouvert leurs portes : « Je ne suis resté fermé qu’une matinée et j’ai même pu assurer la garde dimanche soir, à la place d’un confrère, en collaboration avec le médecin qui avait exceptionnellement ouvert son cabinet », témoigne Jean-Marie Courbin, pharmacien à Hostens. Tout cela grâce à un groupe électrogène acquis lors de la tempête de 1999, qui a permis de maintenir la chaîne du froid et d’éviter la perte de plusieurs milliers d’euros de stock de vaccins et de médicaments onéreux. Encore faut-il pouvoir disposer d’un modèle suffisamment puissant pour faire à la fois fonctionner la pharmacie et, tant qu’à faire, un éventuel logement. Problème, ce matériel est cher et nécessite d’être entretenu. « Les collectivités locales devraient toutes pouvoir fournir ce matériel aux professionnels de santé, à l’officine et au cabinet médical du village », propose Jean-Marie Courbin. Assez onéreux à l’achat, un groupe électrogène est idéal en cas de gros « pépin » électrique. Un achat à méditer en prévision d’un successeur de Klaus.

Laurent Simon
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KLAUS EN CHIFFRES
Nombre de sinistres « tempête » ouverts à la MADP concernant des pharmacies :
■ 40 pour la Gironde
■ 12 pour la Haute Garonne
■ 10 pour les Pyrénées Orientales
■ 9 pour les Landes
■ 39 pour les autres départements
Dégâts constatés :
■ 31 bris de croix ou d'enseigne
■ 43 « bris de matériel » (perte de produits dans les réfrigérateurs)
■ 36 en dégâts divers.
Source MADP