n°1184 novembre 2006
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Santé En bref Vers une meilleure prise en charge de l’ostéoporose
Depuis le 1er juillet 2006, une mesure très attendue et réclamée par les professionnels depuis plusieurs années est enfin officielle : le remboursement de l’ostéodensitométrie. Son taux de remboursement s’élève à 70 %, sur la base d’un tarif fixé à 39,96 €. C’est une action majeure en matière de prévention de l’ostéoporose, dont la facture annuelle s’élève à quelque 500 à 600 millions d’euros. Les estimations actuelles indiquent que la prise en charge de l’ostéodensitométrie pourrait concerner 6 millions de Français pour un coût global de l’ordre de 40 millions d’euros. Cet examen constitue la méthode de référence de mesure de la densité minérale osseuse : il est effectué au niveau du rachis et du col du fémur et ne dure pas plus de 15 minutes. L’ostéodensitométrie est prise en charge, sur prescription médicale, chez les patients qui présentent des facteurs de risque d’ostéoporose, rendant cet examen nécessaire. De façon générale, sont concernés les patients ayant une pathologie ou un traitement potentiellement inducteur d’ostéoporose, notamment en cas d’hyperthyroïdie évolutive non traitée ou de corticothérapie au long cours, et ceux dont un antécédent de fracture est radiographiquement détecté. Chez la femme ménopausée, l’examen est également indiqué en cas d’antécédents de fracture du col du fémur, de ménopause précoce ou d’indice de masse corporelle inférieur à 19kg/m2. Il n’est pas recommandé en revanche chez les femmes ménopausées sous THS. Cette prise en charge a été assortie le 11 octobre de l’annonce du remboursement des traitements avant la première fracture, qui permettent justement de réduire ce risque (voir notre rubrique Nouveaux médicaments p.48).

Nathalie Le Goff
Photo DR
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Radiographie de la colonne certébrale montrant de multiples fractures due à l'ostéoporose. (Source : Wikipedia)