n°1184 novembre 2006
Retour|Imprimer| envoyer à un ami
Actualité Forum « Mettons la pression sur les politiques »
Le prochain Forum des pharmaciens se tiendra à Montpellier du 24 au 26 novembre. L’occasion pour Frédéric Abecassis, président de la Chambre syndicale des pharmaciens de l’Hérault, de relayer des propositions visant à juguler les difficultés que connaissent actuellement les pharmaciens.
Dans quelle mesure l’Hérault sera-t-il représenté sur le plan syndical au Forum des pharmaciens ?
La Chambre syndicale des pharmaciens de l’Hérault et la Fédération pharmaceutique méditerranéenne seront représentées au Forum pendant trois jours, grâce à un roulement entre membres du syndicat qui se relaieront sur le stand de la Fédération. Vendredi, notre secrétaire y sera présente toute la journée et des membres de notre syndicat prendront part à l’intervention de la Fédération [sur le thème « La FSPF face aux enjeux économiques » NDLR]. Nous profiterons de ce Forum pour communiquer sur les difficultés que rencontrent les officines localement. Il s’agit essentiellement de difficultés liées aux mesures de la Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2006. Dans le Sud, l’impact de ces mesures s’est fait sentir en juin, avec un temps de retard, du fait d’un flux migratoire important qui a masqué les effets pervers des mesures de novembre 2005. Depuis juin, notre chiffre d’affaires ne progresse plus, et à l’échelle du département, nous accusons deux points de perte de marge, soit 400 postes potentiellement menacés à l’officine.

Qu’attendez-vous de ce Forum ?
Un forum délocalisé, c’est toujours positif : il ne s’agit pas d’un « Pharmagora light ». C’est bien qu’il y ait une vitrine nationale et une formule itinérante, ce n’est pas incompatible. Cela permet aux provinciaux – trop souvent oubliés – de participer à la vie professionnelle. Cela contribue aussi, dans cette période de difficultés économiques, à apporter une réponse globale, à mettre la pression sur les décideurs politiques.

Pour vous, ce sera aussi l’occasion de mettre en lumière la situation des officines dans l’Hérault...
Face aux difficultés découlant de la LFSS 2006, nous avons pris la décision de convier les députés du département, qui ne sont pas venus dans un premier temps. ‘‘Les parlementaires ont promis de relayer nos difficultés et nos propositions auprès du ministère’'Madame Anselme-Martin, pharmacienne et députée suppléante de l’Hérault, a relayé nos difficultés aux parlementaires. Le 20 octobre, nous nous sommes finalement réunis avec les députés de l’Hérault et du Gard. A l’issue de notre réunion, nous avons rédigé une note de synthèse et émis huit propositions : la sortie du médicament de la loi Dutreil 2 afin que les marges arrière ne soient plus plafonnées, l’égalité entre les marges des grands conditionnements et la marge cumulée de trois conditionnements d’un mois, le droit de prescription pour les pharmaciens, la création d’un prix encadré pour le médicament conseil, une marge établie sur les dispositifs médicaux, l’intéressement du pharmacien pour toutes les activités génératrices d’économies pour l’Assurance maladie, le maintien du taux de remboursement à 15 % plutôt qu’un déremboursement massif des médicaments, la création d’un taux à 0 % garantissant un prix encadré sur le médicament et la certitude du maintien du médicament dans le monopole pharmaceutique. Les parlementaires ont promis de relayer nos difficultés et nos propositions auprès du ministère.

Certaines de ces propositions se démarquent des positions de la Fédération...

Le bureau national de la FSPF est tenu à un droit de réserve. En tant que syndicats départementaux, nous pouvons nous permettre de sortir de cette logique, d’aller un peu plus loin. Le Forum représente une belle opportunité pour promouvoir ces idées et solutions.

Propos recueillis par Fanny Rey
Photo Miguel Medina
Image