n°1194 novembre 2007
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Santé Contention Un principe actif… élastique
Véritable principe actif de la compression, la trame élastique transforme un simple bas en produit de soin. Un processus d’une haute technicité.
Ne fabrique pas des bas médicaux qui veut. Un cahier des charges précis, des contrôles stricts et une technologique exigeant la synergie de plusieurs métiers sont indispensables : de l’orthopédiste au chimiste, en passant par l’expert textile, ou le designer de mode. A la base, il y a un fil, le fil de trame, le plus souvent de l’élasthanne. C’est lui qui donnera sa force de compression au bas, après un long cheminement. D’abord il sera guipé, c’est-à-dire recouvert, par enroulement en hélice, d’un ou de deux fils de polyamide ou de coton. Le guipage a un double rôle : il assure un contact plus agréable avec la peau, et sa tension, plus ou moins forte, définit l’intensité de compression. Les fils sont ensuite tricotés sur des métiers circulaires informatisés, de diamètres différents, permettant la production d’une dégressivité régulière et précise. Les mailles du tricot, selon qu’elles seront plus ou moins serrées, interviendront elles aussi dans la force de compression. Ensuite vient le montage du tricot : on coupe, on coud, on ourle, on ferme... Autant d’opérations dont dépendent la solidité et le confort au porter. Puis les tricots sont insérés sur des formes et chauffés pour leur donner une dimension stable. Lavés, puis teints et enfin, essorés. Tout au long du processus, de nombreux contrôles, manuels et visuels, sont effectués. En fin de parcours, on vérifie encore leurs dimensions à plat, et sur forme. Enfin, l’étiquette code-barres est placée sur la boîte...

Confort et observance

L’efficacité des produits de compression est donc liée à la qualité de fabrication, mais l’observance dépend plutôt du confort et de l’esthétique. Les caractéristiques des nouvelles fibres multibrins ou microfibres y contribuent. Ainsi, les synthétiques, hydrophobes, résistent à l’abrasion et offrent de la douceur – les polyamides texturés assurent extensibilité et opacité, alors que les polyamides plats permettent la transparence. Quant aux microfibres naturelles comme le coton et la laine, elles offrent leurs propriétés thermorégulatrices et absorbantes. D’autres fibres sont utilisées, et sont à venir comme la soie ou la viscose de bambou par exemple... En somme, les personnes souffrant d’insuffisance veineuse ont de plus en choix en matière de confort, d’esthétique et d’assurance qualité. Reste que l’observance reste encore à désirer.

Jacqueline Machu
Photo Miguel Medina


Quoi de neuf ?
● Pour les femmes :
coup double chez Thuasne avec des chaussettes et bas-cuisse traités à l’aloe véra (par encapsulation) pour l’hydratation de la jambe, avec la gamme Venoflex Kokoon(r) de classe 2. Quatre tailles (une cinquième à venir), en deux longueurs (normal ou long) et quatre coloris : beige naturel, miel, noir, poivre et chocolat . Les bas-cuisse sont munis d’un anti-glisse dentelle et d’un noeud de lingerie ; les chaussettes s’ornent d’un bord festonné. De son côté Sigvaris travaille la brillance avec la soie. Dans la gamme Soyance, chaussettes de classe 2, cette fibre est mélangée à un polyamide trilobé, qui a lui aussi la particularité de réfléchir la lumière. Existe en noir et moka.
● Pour les hommes : Sigvaris innove avec sa chaussette Graphik, dotée d’une semelle anti-transpirante micro aérée composée de canaux destinés à faciliter le transfert d’humidité. De couleur ardoise, elle est ornée de motifs rayés dissymétriques ton sur ton.

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À SAVOIR
La détermination de la classe de compression repose sur la force exercée au niveau de la cheville. Pour faire, les fabricants utilisent des modèles de jambe de taille réelle sur lesquel ils enfilent les produits. La force d’étirement évaluée grâce à un dynamomètre déterminera la classe contention, conformément au Tips.