n°1183 octobre 2006
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Santé Contention La compression boostée par la vignette orange ?
Avec son passage à 15 %, le marché des veinotoniques est en chute libre. Qui en profite ? Trop tôt pour le dire, mais le marché de la contention/compression affiche une remarquable croissance.
Les veinotoniques continueront jusqu’en 2008 à être pris en charge par l’Assurance maladie à un taux de 15 %. Mais sans attendre le déremboursement pur et simple, les chiffres ont déjà commencé à plonger, jusqu’à -28% en volume et -37% TTC en chiffre d’affaires au mois de juin (chiffres IMS Health). Les champions de la prescription ont pris du plomb dans l’aile. Ainsi Ipsen va confier l’exploitation de son veinotonique Ginko Fort à un partenaire. Chez Innothera, l’arrivée des génériques et les baisses de prix ont porté un coup terrible aux veinotoniques. Chez Pierre Fabre, qui sort une gamme compression, on se contente de remarquer que les déremboursements ont surtout affecté les leaders ! Les laboratoires peaufinent encore leur stratégie, sachant que l’attitude des médecins sera décisive. Ces derniers opèreront-ils un transfert de prescription vers la compression, comme le recommandent les autorités ? Pour François Chevillard, de la Direction des affaires publiques et projets chez Inno-théra : « d’après les remontées de terrain, dans certains cas, les médecins passent de l’un à l’autre. Mais bien malin qui chiffrera, on n’est pas dans une équation : 1 euro pour 1 euro ». Trop tôt pour juger donc, mais on ne peut que constater que la progression à deux chiffres se poursuit. D’après les dernières estimations du Syndicat de l’industrie des dispositifs de soins médicaux, le chiffre d’affaires de la contention/compression tournerait, en 2005, autour de 200 millions d’euros pour un volume de 5 millions de paires. Alors qu’en 2003, les chiffres étaient respectivement de 164 millions et 3,99 millions de paires – une augmentation de 12% par rapport à 2002 !

Retour aux fondamentaux

Les acteurs historiques multiplient les efforts d’innovation et d’information auprès du corps médical qui, note-t-on chez Thuasne, « revient à des fondamentaux, à l’occasion du déremboursement. » Chez eux, la technicité des produits étant éprouvée, les efforts se portent davantage sur le confort. Mais pas seulement, puisque ces fabricants ont acquis, depuis peu, une véritable culture “mode”. S’inspirant, à l’instar de leurs homologues du prêt-à-porter, des cahiers de tendance, ils se mettent également à travailler avec des stylistes. Résultat : un rajeunissement de la cible. « La jeune fille qui voit apparaître les premiers signes d’insuffisance veineuse n’hésite pas à porter des collants de maintien », constate-t-on chez Thuasne et Ganzoni. Prendre l’habitude de porter des collants de maintien au quotidien et des bas de compression en voyage ou dans certaines professions exposées, quoi de mieux pour prévenir les problèmes veineux de l’âge mûr ? Et avec une offre aujourd’hui attractive et décomplexée, pourquoi continuer à prescrire des veinotoniques ? La réponse est simple : essayez de porter des bas de compression en été…

Jacqueline Machu
Photo Miguel Medina

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Quelques nouveautés
Pierre Fabre : lancement de Veinostim, une gamme de collants, bas mi-cuisse et chaussettes femmes et hommes, détaillée en rubrique Nouveautés Conseil, page 68.
■ Thuasne : déclinaison des bas mi-cuisses et chaussettes Venoflex Domino en noir et de Venoflex Secret en poivre (classe 1 et 2). Sortie de Venoflex City : chaussettes pour homme classe 1 en noir et marine. En novembre : sortie d’un bas noir avec un motif unique à la cheville.
■ Sigvaris : sortie de chaussettes de classe 2 pour hommes et femmes dans une nouvelle fibre, le viscose de bambou (avec des coloris tilleul, opale et azur pour les femmes), plus une chaussette à rayures pour les femmes et un bas auto-fixant et collant à motif arrière en V.