n°1193
octobre 2007
Actualité
En bref
Objectif générique : déblocage en vue
La Fédération était le seul syndicat – et non le moindre – à n’avoir pas signé le nouvel objectif générique négocié en juillet avec la Cnam. Pas question, dixit la FSPF, de demander à la profession de nouveaux efforts sur le générique tant que les conditions d’application de la loi Dutreil sur les remises commerciales n’auront pas été clarifiées ! Craignant une reprise des contrôles de la DGCCRF dans les officines, la FSPF réclamait à Roselyne Bachelot un « signe fort » avant tout engagement. Mi-septembre, cette dernière a transmis à la Fédération la copie d’une lettre qu’elle avait adressée à la ministre de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, dans laquelle elle lui demande de surseoir aux contrôles de la DGCCRF afin de soutenir la démarche du générique. Elle indique que ce sursis, dont la durée n’est pas fixée, pourrait être mis à profit pour trouver une solution avec les pharmaciens sur les contrats de coopération commerciale. Le devenir des contrats de coopération dans leur ensemble est un des chevaux de bataille de la FSPF dans les mois à venir. « Dès lors que nous constaterons un engagement ferme de la part de la ministre de la Santé, plus rien ne s’opposera à ce que nous signions l’avenant générique, déclare Pierre Leportier. Mais faute de signature, précise-t-il, et en l’absence d’un arrêté d’application, cet engagement n’est pour l’instant pas opposable à nos adhérents ». Le but de cet avenant : parvenir à un engagement d’économies supplémentaires sur la substitution de 70 millions d’euros pour cette année. Pour 2007, l’objectif national s’élevait jusque là à 76 % sur la base du répertoire de référence au 30 juin dernier. Avec ce nouvel avenant, les parties signataires s’engagent à faire progresser le taux de substitution de 6 points supplémentaires. « C’est vraiment un engagement très fort qui nous est demandé, estime Pierre Leportier, mais à partir du moment où de nouveaux groupes génériques à fort potentiel sont créés, c’est à notre portée ».
Laurent Gainza
Photo Miguel Medina 