n°1193 octobre 2007
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Actualité Tiers payant Duo, à pas comptés
Doucement mais sûrement, Duo fait son chemin. Premières satisfactions et premières déconvenues à la clef.
La Vitale des complémentaires fait son chemin. Débutées petit à petit pendant l’été, les expérimentations de la carte Duo montent en puissance. Bouches-du-Rhône d’abord, puis Calvados, Deux-Sèvres, Seine-Maritime, Var et Vienne : les pharmaciens la voient arriver au gré des patients qui en sont déjà équipés par leur mutuelle. Sur le papier, c’est séduisant : données du contrat inscrites dans la puce de la Duo, automatisation du tiers payant et de la télétransmission. Le tout avec un niveau de sécurité équivalent à celui de la Vitale. La FFSA prévoit même de pouvoir ouvrir la carte à des... « services bancaires ». Quid ? Sera-t-elle une « simple » carte de tiers payant ou un hybride avec une carte de paiement de soins, un peu à la manière du système mis en place par le Crédit mutuel ? L’avenir le dira. En tous cas, le mélange des genres n’ira certainement pas jusqu’à fusionner Vitale et Duo : opérateurs publics et privés ne font pas forcément bon ménage. Revenons au concret : une fois la carte insérée dans le lecteur, en plus de la Vitale et de la CPS du pharmacien, qu’est-ce que cela change ?

Gain de temps


Dominique Olivier, de la pharmacie de la Tourtelle près d’Aubagne, tout premier utilisateur du système Duo, témoigne : « C’est un gain de temps appréciable à condition d’avoir un lecteur trifente. Une fois insérées la Vitale et la Duo, les informations de l’assuré ‘’montent’’ ensemble et la facturation se fait automatiquement, c’est très rapide. » Avoir un simple lecteur bifente annule du coup cet avantage... Au rayon des bugs mineurs, on peut signaler quelques problèmes de rapprochement entre les données de l’assuré : date de naissance différente, par exemple. Il faut alors rectifier « à la main », même si la saisie manuelle d’informations invalide la garantie de paiement, assurée en cas de facturation électronique par Duo. Autre souci, « dans certains cas, la facturation se faisait automatiquement sur le dernier ayant droit de la carte. Mais le concepteur du logiciel travaillant à 500 mètres de ma pharmacie, le problème a vite été réglé ». Alors adieu les problèmes de paperasses ? Peut-être, mais pas dans l’immédiat : les complémentaires devront d’abord distribuer plus largement la petite carte grise à leurs assurés... Dans l’année que durera l’expérimentation, au terme de laquelle une éventuelle généralisation sera décidée, Aviva, Axa, Groupama-Gan et MMA doivent distribuer 140 000 Duo à leurs assurés. Charge ensuite à ces derniers de ne pas l’oublier quand ils viendront voir leur pharmacien ! Toutes les évolutions informatiques du monde ne pourront pas lutter contre la distraction des patients.

Laurent Simon
Photo Miguel Medina
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