n°1213
octobre 2009
Actualité
Evénement
La révolution commence à Strasbourg !
Le Congrès des pharmaciens est sur les rails avec une nouvelle formule plus accessible. Débats, ateliers, formations : rendez-vous
à Strasbourg les 17 et 18 octobre prochains.
ARS, HPST… Qui s’y retrouve? Pour l’instant, pas grand monde. Devant l’ampleur des restructurations du système de santé que vont imposer les décrets liés à la loi « Bachelot », finalement votée en juin dernier après quelques rebondissements, les professionnels doivent s’organiser. Le mouvement s’accélère : les premiers directeurs des Agences régionales de santé ont été nommés le 28 septembre dernier. Véritables préfets sanitaires, ils seront le pivot de l’application de la fameuse loi « Hôpital, patients, santé, territoires ». À ce propos, des élections cruciales auront lieu au premier semestre 2010 : celles du collège pharmaciens au sein des futures URPS (Union régionale des professionnels de santé). Avec à la clef, une question fondamentale : combien de pharmaciens y seront représentés ? Il en va du poids politique de la profession dans le futur système « Bachelot ». Le Congrès de Strasbourg est l’occasion de poser les bases de la nouvelle représentativité de l’officine auprès de l’État et de la place des pharmaciens aux côtés des médecins, infirmiers, kinésithérapeutes… Après avoir été officiellement intronisés « professionnels de santé » dans la dernière loi HPST, les représentants de la profession se doivent de marquer le coup.
Année zéro
D’autant que de très importantes modifications de l’exercice officinal pointent à l’horizon : comment mettre en pratique la coopération entre professionnels de santé prévue dans la loi ? Et, conséquemment, comment faire évoluer la rémunération des pharmaciens ? Dans un système collaboratif, n’être payé qu’à la marge sur la délivrance d’un médicament se conçoit difficilement : il faudra y associer des forfaits, des honoraires, qui doivent contribuer à renforcer l’officine dans son rôle pivot. Mais ce n’est pas tout : 2009 a été marquée par la très importante décision de la Cour de justice européenne qui, après des mois de batailles juridiques, a accepté la possibilité pour un État de réserver la propriété propriété des officines aux seuls pharmaciens. Elle a, ce faisant, préservé l’intégrité du modèle français. Pourtant, l’histoire n’est pas encore tout à fait écrite : un autre jugement, dont les réquisitions étaient attendues fin septembre, tranchera la validité au niveau européen de la répartition démo-géographique. En clair : restera-t-il légal à l’avenir d’installer des quorums d’une officine pour 3 500 habitants, comme c’est le cas actuellement en France? Réponse dans cinq mois des juges de la CJCE. De tout cela et de bien d’autres sujets, il sera question au Congrès national des pharmaciens à Strasbourg, présidé conjointement, comme c’est la tradition, par la FPSF, l’Association de la pharmacie rurale et l'Union technique interpharmaceutique (Utip). De multiples raisons de ne pas le rater !
Strasbourg, l'une des capitales des institutions européennes, accueille le 62e Congrès des pharmaciens de France.
30 EUROS ET PUIS C'EST TOUT !
Grosse évolution dans la politique tarifaire du Congrès depuis l’édition de Deauville : le prix d’entrée aux débats et tables rondes ainsi qu’aux animations de l’espace exposants est fixé à 30 euros pour tous. Seules les habituelles festivités sont comptées en sus aux congressistes. Pouvoir d’achat oblige, l’idée est de pouvoir accueillir tous les officinaux motivés par la présence de nombreux politiques – dont la ministre de la Santé Roselyne Bachelot (sous réserve) – pour influer sur leurs décisions. Sans oublier la possibilité de rencontrer les principaux acteurs du monde de la santé : associations de consommateurs ou de patients, experts, Assurance maladie… Passez le mot !