n°1203 septembre 2008
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Actualité Législation La qualité, gage de crédibilité
Sur fond d’incertitudes pour la profession, la valorisation de l’acte pharmaceutique s’avère plus que jamais d’actualité. Un atout au moment où les pharmaciens souhaitent se voir attribuer de nouvelles missions. 
Voeu pieu ou optimisme démesuré, l’ambition de l’Ordre de recenser un Praq par officine fin 2007 est loin d’avoir été atteint : on compte aujourd’hui quelque 6 000 pharmaciens formés. Et pourtant... « cette formation continue à être l’un de nos programmephares, souligne Thierry Barthelmé, président de l’Utip. Un quart des officines est entré dans une démarche qualité, et plus de 9 000 procédures ont été retournées par les stagiaires, En trois ans, environ 6 000 pharmaciens ont été formés à l’assurance qualité. ce qui est considérable. Obligation de formation continue ou pas, ils savent qu’ils doivent se mobiliser sur leurs compétences, dans le contexte actuel. » Ce que confirme Jean-Paul Akbaraly, titulaire en Gironde et formateur Praq : « Il y a une vraie préoccupation des pharmaciens en matière de formation, avec l’espoir sousjacent d’une solution aux mutations que la profession vit actuellement. On ne peut plus exercer sans expertise, même si, au final, c’est la dimension économique qui va primer... » Mais de quoi parle-t-on, exactement ? De sécuriser l’acte pharmaceutique dans toutes ses dimensions via des procédures régulièrement mises à jour afin d’assurer une meilleure prise en charge des patients. « Il s’agit de passer d’une culture orale à une pratique de l’écrit, résume Thierry Barthelmé. Cela part d’un engagement fort d’un patron, relayé par l’équipe. » Et pourtant, les adjoints sont majoritaires (53 %) à jouer le jeu.

Organisation et expertise

Afin d’optimiser la démarche, les pharmaciens sont invités à télécharger le livret disponible sur le site www.eqo.fr. Grâce à cet outil d’autoévaluation, un quart d’heure suffit pour situer la qualité de ses procédures en matière de gestion, de ressources humaines, d’équipement, de dispensation, de traçabilité, de prévention et de qualité. Ensuite, « le stage permet de découvrir et d’appréhender les supports et de montrer aux pharmaciens qu’ils sont à notre portée. La démarche est devenue incontournable, beaucoup se plaignant d’un problème organisationnel et d’expertise, constate Jean-Paul Akbaraly. Ceux qui ont la culture de l’entreprise ont compris les enjeux et s’y sont mis. » Il sait de quoi il parle, lui qui met directement ses consignes en application. « Une fois formé, l’idéal est de dégager une heure par semaine à l’officine, ce qui permet de réaliser cinq à six procédures dans l’année. » Concrètement, cette démarche se traduit à deux niveaux. « Côté organisation, on gagne incontestablement en qualité, chaque membre de l’équipe devenant autonome en gestion du back office. » Côté expertise au comptoir, « la démarche qualité est plus difficile à mettre en oeuvre : elle va de pair avec les compétences et nécessite une mise à jour régulière. » D’où la nécessité d’un bon management... Le rôle d’un titulaire, somme toute.

Fanny Rey
Photo Miguel Medina

Pour en savoir plus sur le calendrier des formations : www.utip.fr ou 03 88 55 28 95 
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Maîtriser le libre accès
Dans le sillage du décret relatif aux médicaments disponibles en accès direct, l’Utip a mis en place une nouvelle formation. Intitulé « Libre accès : rupture ou évolution », ce stage de deux jours sera ouvert aux titulaires, aux adjoints et aux préparateurs dès le mois d’octobre. Il permettra de resituer le cadre législatif et économique de cette mesure, de renforcer les connaissances pharmacologiques sur les médicaments concernés et de proposer des cas pratiques pour chaque classe thérapeutique issue de la liste de l’Afssaps.