Les temps prolongés de sédentarité, que ce soit devant un ordinateur ou une télévision, entraînent des conséquences sanitaires désormais bien connues. Ils augmentent le risque de développer une maladie chronique comme le diabète ou l’obésité, tout comme ils favorisent des pathologies cardiovasculaires, respiratoires ou articulaires, et même certains cancers. Or, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a mis en évidence en 2021 que plus de 37 % des Français de plus de 18 ans passent au moins 8 heures par jour en position assise. En moyenne, le temps consacré à des activités sédentaires est estimé à 7 heures par jour.
Interrompre la position assise
Après avoir passé en revue les études sur les bénéfices pour la santé de différentes activités de rupture de sédentarité, l’Anses vient d’actualiser ses précédentes recommandations sur le sujet datant de 2016. Son premier conseil : marcher 5 minutes toutes les 30 minutes à intensité faible à modérée (3 à 6 km/h). En effet, cette simple rupture de la position assise permet d’améliorer les paramètres métaboliques comme la glycémie ou l’insulinémie. De plus, souligne l’Anses, interrompre la position assise a aussi un effet sur les fonctions cognitives : amélioration de l’attention, du temps de réaction, de l’humeur, de la sensation de fatigue… Pour les enfants, elle recommande de rompre la sédentarité par une activité plus intense pendant 3 minutes toutes les 30 minutes.
Vers une pratique sportive
Il convient donc de favoriser les ruptures régulières de sédentarité, et cela dans tous les environnements (travail, éducation, transport, domestique, loisirs). Il s’agit par exemple de préférer les escaliers à l’ascenseur ou encore de discuter en marchant plutôt qu’en restant statique. Des astuces qui doivent être complétées par des choix au quotidien favorisant le mouvement : se déplacer à pied ou à vélo, avoir des activités physiques à domicile (jardinage, bricolage, ménage…) et une pratique sportive. En effet, remarque l’Anses, « pour des temps de sédentarité prolongée, les ruptures ne permettent pas de réduire le risque dans sa totalité ; en complément, un temps d’activité physique d’intensité modérée à élevée peut contribuer à en atténuer les effets sanitaires ».