Pour sa campagne de prévention du diabète de type 2 (DT2) qui se déroulera du 1er au 8 juin 2026, la Fédération française des diabétiques (FFD) a décidé de mettre l’accent sur le poids de l’hérédité. Ce facteur reste encore mal identifié par les Français puisque seuls 39 % d’entre eux en ont connaissance. De plus, cette maladie chronique évolue souvent à bas bruit pendant plusieurs années avant d’être diagnostiquée.
Importance des antécédents familiaux
Le diabète touche plus de 4 millions de de personnes en France, dont 92 % présentent le type 2 (DT2). Dans le cas du type 1 comme du type 2, la problématique est celle de la gestion de la glycémie. Mais dans le type 2, les cellules du corps humain utilisent mal l’insuline, tandis que dans le type 1, c’est la production de cette hormone qui fait défaut à cause d’un mécanisme auto-immun. Le type 1 se déclare plutôt chez l’enfant, tandis que le 2 est plutôt l’apanage des personnes de plus de 65 ans (en moyenne). Or, indique la FFD dans son communiqué, « lorsque des antécédents familiaux existent, le risque de développer un DT2 augmente », de 30 % si l’un des deux parents est atteint, et de 50 % lorsque les deux parents sont concernés. Par ailleurs, les femmes ayant développé un diabète gestationnel au cours de leur grossesse ont sept fois plus de risque de développer un diabète de type 2 plus tard dans leur vie.
Contrer l’hérédité
Toutefois, souligne l’influente association, « prédisposition ne signifie pas prédestination », et développer un DT2 n’est pas une « fatalité ». Certes, l’hérédité - au même titre que l’âge de survenue de la maladie, ou le sexe (les hommes sont plus touchés) - fait partie des facteurs de risques non modifiables. Mais le DT2 est une maladie multifactorielle, et il est possible d’agir : d’une part en s’informant, ce qui constitue une première étape de la prévention ; d’autre part en adoptant un mode de vie plus sain, comme pratiquer une activité physique régulière, adopter une alimentation variée et équilibrée, arrêter le tabac et limiter sa consommation d’alcool. Pour la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui soutient la campagne de la FFD, ces actions constituent autant de « leviers de prévention à la portée de chacun », qui permettent de retarder voire d’éviter le DT2 malgré les antécédents familiaux.
Dépistage en pharmacie
Durant la semaine nationale de prévention, chacun peut se rendre en pharmacie pour un dépistage : les équipes vont proposer le test Findrisc (Finnish diabetes risk score) qui évalue en 8 questions le risque de développer la maladie. Ce test est également accessible en ligne sur le site contrelediabete.federationdesdiabetiques.org/le-test. Les pharmaciens seront également en mesure, durant cette période, de procéder à un test capillaire d’évaluation de la glycémie, qui permet de repérer un taux anormal de sucre dans le sang, ce qui nécessiterait une consultation médicale. Par ailleurs une visioconférence organisée par la FFD (https://www.youtube.com/@fedediabete) aura lieu le 4 juin à 18h sur le thème « Diabète et histoire de famille : comprendre, prévenir et agir ensemble, sur la thématique de l’hérédité ».