Lorsque la plaie est superficielle et peu étendue, un protocole simple permet de favoriser une bonne cicatrisation.
Avec des mains fraîchement lavées avec de l’eau et du savon, il faut procéder à un nettoyage soigneux de la zone avec les mêmes moyens. Cette étape permet d’éliminer la majorité des germes et de vérifier que de petits corps étrangers ne persistent pas. On peut s’aider de compresses en non-tissé ou d’une pince à épiler pour enlever les saletés qui seraient présentes, en partant du centre de la plaie vers l’extérieur.
Si besoin, l’eau oxygénée peut aider à extraire les petits corps étrangers dans la blessure car elle mousse. Attention à bien rincer ensuite. Sécher en tamponnant doucement avec une compresse en non-tissé.
On applique ensuite un antiseptique (type chlorhexidine) pour limiter le risque d’infection.
Si la plaie est nette et peu profonde, sa cicatrisation sera facilitée par la pose de bandelettes de suture permettant d’en rapprocher les berges. Elles doivent être mises en place dans les 6 heures : la première se pose perpendiculairement à la coupure, en son centre, puis d’autres sont ajoutées de part et d’autre, parallèlement à la première. Attention : Les bandelettes ne doivent pas être changées, au risque de favoriser la réouverture de la plaie. Elles seront retirées une fois la coupure refermée, en les humidifiant.
Quand la plaie est grave
Si la plaie saigne en jet ou en abondance, comprimez la zone avec une compresse stérile ou, à défaut, un linge propre. Ne faites pas de garrot. Après dix minutes, levez la compression doucement pour évaluer son efficacité. Si l’hémorragie persiste ou en cas de doute, il faut poursuivre la compression manuelle en attendant la prise en charge par les secours.
Si la plaie présente des berges éloignées qui nécessiteront probablement d’être rapprochée par suture ou colle biologique, il ne faut surtout rien y appliquer d’autre que de l’eau pour la nettoyer ou un antiseptique incolore.
Quand faut-il solliciter un médecin ?
Dans les cas suivants, il est nécessaire de solliciter une aide médicale d’urgence (appel au 15) :
→ plaie qui provoque un saignement abondant ou pulsatile ;
→ plaie profonde et béante, avec ou sans exposition de structures tendineuses, cartilagineuses, ligamentaires, articulaires ou osseuses ;
→ plaie de petite taille mais provoquée par un objet pointu et long comme un clou ou une lame ;
→ plaie touchant l’œil ou la main, quelle que soit sa profondeur ;
→ plaie résultant d’une morsure par un animal ;
→ plaie superficielle d’une superficie supérieure à la paume de la main (chez l’adulte).
D’autres cas, un peu moins graves, méritent une consultation médicale dans la journée (en cabinet ou en service hospitalier d’Urgences) :
→ plaie très souillée ;
→ plaie située sur le visage ou la tête ;
→ plaie qui provoque une gêne pour bouger une articulation voisine ;
→ saignement faible mais qui ne s’interrompt pas, en particulier si le patient est sous traitement anticoagulant ;
→ patient diabétique ou immunodéprimé, donc particulièrement à risque d’infection ;
→ patient dont la vaccination contre le tétanos n’est peut-être pas à jour ;
→ plaie associée à des signes d’infection (rougeur, chaleur, douleur) ;
→ température supérieure à 38,5 ° C.
Enfin, devant une plaie qui ne cicatrise pas ou qui ne montre pas d’amélioration après 2 semaines de traitement, il est nécessaire de consulter.