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Grippe : le vaccin homéopathique n’existe pas !

Grippe : le vaccin homéopathique n’existe pas !

©kues1

L’ANSM rappelle que les médicaments homéopathiques ne peuvent se substituer aux vaccins contre la grippe.

Alors que la campagne annuelle de vaccination contre la grippe saisonnière est ouverte jusqu’au 31 janvier 2026, l’Agence du médicament (ANSM) a jugé bon de rappeler, fin décembre, que les médicaments homéopathiques ne sont pas des vaccins. Le terme de « vaccin homéopathique » est même à bannir, car « des médicaments homéopathiques, s’ils peuvent être traditionnellement utilisés dans la prévention et le traitement de l’état grippal (fièvre, frissons, courbatures, etc.) ne sont ni autorisés, ni efficaces dans la prévention de la grippe », expose l’ANSM.

Mise en danger des patients

Une information que l’ANSM martèle d’année en année et qui mérite d’être mise en évidence alors que l’épidémie de grippe, qui semblait refluer fin 2025, pourrait bien repartir à la hausse. En effet, selon le dernier bulletin de Santé Publique France datant du 14 janvier, le recours aux soins pour syndrome grippal augmente de nouveau, en particulier chez les moins de 15 ans. Ces médicaments homéopathiques ne protégeant pas de la grippe, ils ne se substituent donc pas aux vaccins grippaux, insiste l’ANSM. Pire, les utiliser et croire à leur protection est « une perte de chance importante pour les patients », en particulier pour les populations à risque que sont les personnes de plus de 65 ans, les malades chroniques, les femmes enceintes, les personnes en situation d’obésité et les professionnels de santé, affirme -t-elle.

Associer des gestes barrières

Il existe à ce jour cinq vaccins antigrippaux disponibles en France : Influvac, Vaxigrip, Flucelvax, Efluelda et Fluad. Seuls les vaccins contre la grippe ont démontré leur efficacité dans la prévention de la morbidité et de la mortalité liées aux infections grippales, avertit l’Agence, qui observe en outre que si la vaccination n’empêche pas toujours l’infection, elle réduit le risque de complications graves ou de décès. C’est pourquoi la vaccination est fortement recommandée chez les personnes à risque. L’ANSM rappelle enfin que la prévention repose également sur les mesures barrières que sont l’hygiène des mains, le port d’un masque, l’aération des logements et l’isolement des personnes malades.

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